SOFMER / SNLF


Le 14/10/2021 de 16:30 à 18:00


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CO195

Prise en charge précoce du syndrome post-commotionnel et des troubles associés. Une expérience francilienne.

Clémence Lefevre-Dognin (Garches, France), Valérie Perdrieau (Garches, France), Aurélie Granger (Garches, France), Emmanuelle Normand (Garches, France), Philippe Azouvi (Garches, France), Jade Griblot (Clichy, France), Maryame Gatineau (Clichy, France), Philippe Decq (Clichy, France)

Objectif : L’objectif de ce programme est de proposer un dépistage précoce et une prise en charge rapide des personnes ayant développé un syndrome post-commotionnel (SPC) persistant après un traumatisme cranio-cérébral léger (TCCL).

Matériel/Patients et méthodes : La prise en charge se déroule en deux phases :
Détection de tous les patients passés aux urgences avec un diagnostic de TCCL. Suivi à distance (téléphone, mail) par une infirmière coordinatrice et si besoin, consultation en Neurochirurgie.
En cas de SPC persistant au-delà de 4 semaines, prise en charge pluridisciplinaire en hôpital de jour en MPR (psycho-éducation, accompagnement psychologique, rééducation cognitive) de 6 semaines.

Résultats : En 2019, 1184 patients sont passés au SAU de l’hôpital Beaujon pour un TCCL, parmi lesquels 1091 (92%) ont été recontactés dans un délai d’un mois, dont 392 ne rapportaient pas de difficultés. 699 patients (59%) ont bénéficié d’un entretien par téléphone, dont 259 (22% de l’effectif initial) ont été vus en consultation en neurochirurgie. 102 patients (15% du total) justifiaient d’une prise en charge pluridisciplinaire en MPR. Les analyses préliminaires sur un sous-groupe de 52 patients ayant suivi l’ensemble du programme, débuté en moyenne 122,5 jours (81.5-240.8) après le TCCL, montraient une amélioration significative sur plusieurs mesures (cognition, SPC, stress post-traumatique, humeur). L’âge était un des seuls marqueur prédictif d’une absence d’amélioration.

Discussion - Conclusion : Bien qu’il s’agisse d’une étude observationnelle non randomisée sans groupe contrôle, ces résultats préliminaires montrent la faisabilité d’une intervention précoce pour réduire le risque de persistance d’un SPC, avec des résultats semblant encourageants.