Communication Affichée: Poster Tour 3


Le 15/10/2021 de 13:30 à 14:00


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Etude de l’impact de la sialorrhée chez des patients pris en charge dans une Unité de Soins Prolongés Complexes (USPC)

Clémence Lefevre-Dognin (Garches, France), Charlotte Scharf (Paris, France), Céline Le Bivic (Paris, France), Irène Fries (Paris, France), Sylvie Darrigol (Paris, France), Hugues Michelon (Paris, France), Chrystelle Croitor (Paris, France)

Objectif : L‘USPC est un service prenant en charge des patients de tout âge atteints d’un handicap neurologique très sévère souvent associé à une sialorrhée (perte involontaire de salive). L’objectif est d’étudier en quoi ce symptôme peut impacter la qualité de vie de nos patients.

Matériel/Patients et méthodes : Nous avons réalisé une évaluation un jour donné sur l’ensemble des patients hospitalisés. Les caractéristiques cliniques ont été recueillies. Les soignants ont évalué la fréquence et la sévérité de la sialorrhée par l’échelle Drooling Severity and Frequency Score (DSFS) et son impact dans la vie quotidienne par le questionnaire Drooling rating scale (DRS). Parallèlement, les patients ont qualifié leur production salivaire et sa répercussion dans leur quotidien à l’aide d’une échelle visuelle analogique, EVA (0 à 10). L’orthophoniste du service réalisait également un bilan de déglutition.

Résultats : Cinquante pourcents des patients (9/18) présentaient une sialorrhée (6/9 avec une fréquence et une sévérité ≥ à 3), associée à des troubles de la déglutition majeurs (90% trachéotomisés, 80% alimentation entérale exclusive). L’irritation cutanée, la mauvaise haleine, la confiance en soi et la gêne dans les activités sont les principaux problèmes causés par la sialorrhée. Il ressort que les patients rapportent une gêne élevée (EVA moyenne 7.4) en comparaison aux soignants qui jugent leur gêne absente à légère dans 2/3 des cas.

Discussion - Conclusion : L’impact sur la qualité de vie du patient est majeur d’où l’importance de développer des thérapeutiques pharmacologiques ou comportementales et des échelles d’évaluation adaptées. Enfin, un intérêt pourrait être porté à l’évaluation des proches de ces patients.

Mots clés : sialorrhée, qualité de vie, handicap neurologique