MPR et Covid 2


Le 15/10/2021 de 16:00 à 18:00


Retour Session

CO028

Évaluation de l’impact du confinement imposé par la pandémie à SARS-CoV2 sur la pratique de l’activité physique et sportive chez des patients présentant une pathologie cardio-vasculo-valvulaire chronique et chez des sujets sains sportifs 

Charles Evrard (Strasbourg, France), Amandine Helfer (Strasbourg, France), Étienne Fellous (Strasbourg, France), Thomas Greiner (Strasbourg, France), Magali Schultz (Strasbourg, France), Alain Calmat (Paris, France), Daniel RIVIÈRE (Toulouse, France), Fabien Pillard (Toulouse, France), Marie-Eve Isner-Horobeti (Strasbourg, France), Jehan Lecocq (Strasbourg, France)

Objectif : En France, le premier confinement dû à l’épidémie à SARS-CoV2 (17 mars - 11 mai 2020) impacta les possibilités d'activité physique et sportive (APS). Les patients chroniques sont les plus vulnérables à l’inactivité.

Matériel/Patients et méthodes : L’étude PHYSICOVID (Strasbourg, Toulouse), soutenue par le CNOSF, est observationnelle rétrospective.

L’inclusion concernait d’une part des sportifs amateurs ayant respecté un confinement strict. D’autre part des patients porteurs de maladies chroniques ayant bénéficié de séances sport-santé  avant le confinement. Dont des patients cardiovasculovalvulaires (CVV) faisant l’objet de cette présentation. 

Recueil comportant un entretient téléphonique et des autoquestionnaires.

L’objectif principal est l’évaluation et comparaison du niveau d’APS hebdomadaire.

Les objectifs secondaires sont l’évaluation du retentissement psychique, des modifications alimentaires et du sommeil.

Résultats : 499 sujets étaient inclus, 251 à Strasbourg avec 123 sujets sains et 128 patients dont 26 CVV. 

Le nombre de séance hebdomadaire d’APS des sujets sains était de 4,1 avant confinement, 5,5 pendant et 4,1 après. Chez les CVV il était de 3,5 avant, 4,8 pendant et 4,7 après.

Après confinement une anxiété était retrouvée chez 13 % des sujets sains et 38 % des CVV. Et une  dépression chez 6 % des sujets sains et 25 % des CVV. 

Aucune modification du sommeil ou des habitudes alimentaires n’est rapportée.

Discussion - Conclusion : Pendant le confinement l’APS a augmenté dans les deux groupes. Seuls les CVV maintiennent cette augmentation après. Soulignant l’effet d’une acculturation à l’APS par le sport-santé. L’isolement a favorisé l’inactivité des CVV.

La prévalence des troubles anxio-dépressifs est inférieure à celle retrouvée en population générale. Laissant supposer un rôle protecteur de l’APS.

Mots clés : Sport-santé, COVID 19, maladies cardiovasculaires, activité physique

Liens d'intérêts : Aucun