SFERHE/Sofmer 1: développement précoce de la sensorimotricité et paralysie cérébrale


Le 15/10/2021 de 11:00 à 12:30


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CO008

En quoi sont-ils différents ? Handicap psychique, coping, estime de soi et utilisation de la mémoire autobiographique chez les patients avec lésion cérébrale acquise dans l'enfance.

Charlotte Nachbar (Strasbourg, France), Hélène Le Deaut (Strasbourg, France), Isabelle Barge-Prigent (Strasbourg, France), Chloé Bacher (Strasbourg, France), Maude Elbel (Strasbourg, France), Marie-Eve Isner (Strasbourg, France), Agata Krasny-Pacini (Strasbourg, France)

Objectif : Evaluer si à distance d'une lésion cérébrale acquise, arrivés à l'âge adulte, les patients ayant eu une lésion cérébrale dans l'enfance ont des profils psychologiques différents des patients ayant eu une lésion à l'âge adulte sur les aspects suivants : utilisation des souvenirs autobiographiques, estime de soi, stratégies de coping et handicap psychique.
 

Matériel/Patients et méthodes : Les données de patients suivis par l’équipe EMOI TC de l’IURC à l’âge adulte étaient analysées. Les patients étaient répartis en deux groupes : dans le premier groupe (n=26) la lésion cérébrale était survenue sur un cerveau en développement (avant 21 ans), dans le deuxième groupe (n=21) la lésion était survenue sur un cerveau mature (après 21 ans). Les questionnaires suivants étaient analysés : Echelle d’Estime de Soi, Échelle de Réflexion sur ses Expériences de Vie, Brief-COPE, Échelle d’Évaluation des Processus du Handicap Psychique, Dysexecutive Questionnaire.

 


Résultats : Les patients ayant eu une lésion cérébrale dans l’enfance utilisaient moins leur mémoire autobiographique pour créer du lien social, adapter leurs comportements et avoir un sentiment de continuité de soi.
Les proches des patients rapportaient des difficultés d’auto-évaluation et de prise en compte de leurs limites, plus déficitaire dans le groupe des patients cérébrolésés dans l’enfance.
Les stratégies de coping étaient différentes dans les deux groupes mais non systématisées.  
Il n’y avait pas de différence de syndrome dysexécutif entre les deux groupes.

 

Discussion - Conclusion : Il parait indispensable de s’intéresser aux difficultés spécifiques des patients cérébro-lésés dans l’enfance, en particulier dans les domaines du handicap psychique et de l’utilisation de la mémoire auto-biographique.  
 

Mots clés : lésion cérébrale acquise, enfance, mémoire autobiographique, coping, handicap psychique, vulnérabilité cérébrale